Toutes générations confondues, ils étaient tous là, Vendredi 25 septembre fidèles, au rendez-vous de l’histoire sur le site officiel du Département à Mouans-Sartoux.
À l’appel de la Communauté Harkie, la Commune, les représentants de l’état
Il y avait le Sous-préfet et le maire ; les autorités civiles et militaires, les élus des communes, du département et de la région, un détachement de l’armée et la Fanfare militaire .
Une cérémonie sous haute sécurité ; tout ce qu’il y a de plus officielle à l’image de ceux qui ont servi la France.
L’émotion était vive et palpable dans l’assistance venue nombreuse se solidariser à cet événement.
Un devoir de Mémoire qui revêt une dimension particulière. Ils ont honoré leurs anciens, ainsi que la mémoire de ceux qui ont payé le prix du sang et du sacrifice pour la France…
La Place des Anciens Combattants de Mouans-Sartoux, était au couleurs de la France, bondée de monde en cette journée nationale d’Hommage aux Harkis du 25 septembre.
Comme dans la quasi-totalité des villes et villages de France, il en était de même pour que le monde Combattant vienne s’associer à leurs frères de combat avec respect et honneur à ce devoir de mémoire .
Comme d’habitude la Ville était aux couleurs de la Nation.L’Onac et le Collectif départemental des Associations du 06 ont rendu hommage aux Harkis, aux Moghaznis et autres membres des formations supplétives qui, aux côtés de l’armée française, ont combattu pendant la guerre d’Algérie de 1954 à 1962.
Un double événement est venu distinguer pour services rendus, l’une des figures du département, en la personne d’Ali Amrane « l’enfant du pays », fils de Harki, et adjoint au maire de Grasse.
Président national délégué d’Ajir France et président du Collectif des Harkis du 06, promu au grade d’officier dans l’ordre national du Mérite.
Dans son discours d’introduction, le président départemental Ali Amrane n’a pas manqué d’évoquer, ni les sacrifices, ni les faits historiques subis par nos pères et nos mères durant leurs désarmement sur ordre de Pierre Messmer et Louis Joxe.
Si historiquement, le 19 mars 1962, les armes se sont tus, en Algérie ; pour la France, c’est un brin d’espoir qui renaît pour les appelés du contingent vers le chemin de la paix, et la joie de retrouver leurs foyers.
Mais, pour les Harkis et tous ces milliers de supplétifs, ce fut le début du pire… « Ce n’était pas des événements mais une guerre dans laquelle les Harkis ont payé le plus lourd tribut, plus de 150 000 harkis abandonnés par la France, avant d’être massacrés et égorgés par le le FLN.
Les Harkis n’étaient pas des auxiliaires mais des combattants de la France qui ne se sont jamais dérobés de leurs missions.
Si la première génération s’éteint peu à peu en raison de l’age, leurs enfants de la seconde génération tout comme le maître de cérémonie Georges Messaoud ; Patrice Nemri, Maurice Khermache, Rosy Boudaoud, Aicha Djeghrif, ou d’autres… qui ne manqueraient pour rien au monde ce rendez-vous de l’histoire.
Même les petits-enfants, comme de jeunes collégiens comme « Lenny âgé de 13 ans », sont là pour relever ce lourd héritage pour perpétuer la Mémoire contre l’oubli !
Aujourd’hui à Mouans-Sartoux, Mougins, Carros, Cannes, Grasse, Valbonne ou ailleurs dans toutes les villes de France, être Harkis est un honneur, et ils entendent bien le faire savoir…
C.R et Photos :
Jean Pierre Beha



















