« Les premiers habitants c’était nous, les suivants c’était des animaux » : à Valbonne, une association lutte pour faire sortir de l’oubli l’histoire des Harkis
Transmettre aux jeunes générations et faire entrer l’histoire des Harkis dans le récit national. C’est le double objectif de l’association Mémoire des anciens harkis de la cité de la Bouillide – Valbonne et leurs ami (e) s, créée en septembre, qui porte un projet de maison de la mémoire sur le site de l’ancien camp.
« À un moment, ils ont même installé un chenil. Les premiers habitants, c’était nous, les suivants c’était des animaux. »
Une parole glaçante prononcée par Abdelhamid Aberkane, secrétaire de l’association Mémoire des anciens harkis de la cité de la Bouillide – Valbonne et leurs ami (e) s. Cette phrase résume à elle seule le sentiment de relégation éprouvé par des dizaines de familles, parquées dans le hameau de forestages de Valbonne de 1967 jusqu’à sa fermeture en 1992. Derrière ce cri d’amertume, il y a aujourd’hui une volonté farouche de transmission et de reconnaissance.
L’association, qui a vu le jour en septembre dernier, réunit d’anciens habitants du camp et descendants de harkis.
























