Derrière ce nom que la France reconnaît se cache une histoire d’abandon, de camps et d’enfermement, un traumatisme profond transmis dans le silence des familles : les harkis.

Longtemps reléguée aux marges du récit national, cette histoire continue de traverser les générations. Ce qui n’a pas été reconnu ne disparaît pas : il se transforme, se transmet, et habite encore les parcours de vie.
Cette année, le bureau d’AJIR Île-de-France a souhaité faire de son Assemblée Générale un temps de mémoire vivante, en mettant au cœur des échanges la question du traumatisme et de la mémoire transgénérationnelle. Derrière les silences se logent des héritages invisibles, faits de blessures mais aussi de dignité et de résilience.
Donner la parole à ces vécus par deux témoignages d’enfants d’harkis (Mahidine Bouchaaba et Djamila), les éclairer par l’analyse d’une psychanalyste (Reinette Girard), les inscrire dans une reconnaissance collective en présence de la CNIH (Marc del Grande) : telle a été l’ambition portée par cette rencontre.
La préservation de la dignité des sépultures de Harkis et son enjeu mémoriel fondamental dans notre histoire s’inscrivait parfaitement dans cette journée mémorielle (Michel Hadj).



Pour conclure, la nécessité et l’urgence d’une fondation pour préserver et protéger notre histoire (Mohamed Haddouche).























